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Economie, finance, entreprises, industries

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Programme des Nations Unies pour l’Environnement et l’Initiative des Institutions Financières pour l’Environnement

Conscient de cette contrainte (risque environnemental) mais aussi de l’opportunité de ces nouvelles motivations de la part des investisseurs et de la communauté civile (ISR), le secteur financier s’est très vite organisé à l’initiative de certaines grandes institutions financières pour formaliser quelques standards et référentiels. 179 institutions financières se sont jointes et ont signé l’appel du PNUE afin que le secteur financier s’engage dans le développement durable. Cette initiative du PNUE appliquée au secteur financier a été fondée en 1992 afin d’engager les institutions financières dans un dialogue sur le développement durable. Les 179 signataires de la déclaration du PNUE reconnaissentainsi que « le développement durable est une responsabilité collective des gouvernements, du monde des affaires et des individus » et « s’engagent à travailler de manière coopérative avec tous les secteurs dans le cadre de leurs activités à prendre aussi en compte des objectifs liés à l’environnement ». Un nombre conséquent de signataires utilise ce principe comme une base pour identifier et gérer les risques et cela particulièrement dans leurs activités de crédit. Le projet SPI-Finance : ce projet, né à l’initiative d’une dizaine de banques et assurances allemandes et suisses en novembre 2000, vise à élaborer un ensemble de critères pour mesurer les performances sociales des entreprises du secteur de la finance (banques et assurances). Côté Suisse, participent par exemple les sociétés suivantes : Swiss Re, l’UBS, le Crédit Suisse Group, la banque cantonale de Zurich. L’idée est d’adapter les normes élaborées par le Global Reporting Initiative (GRI) au secteur de la finance et de l’assurance. A ce jour, d’autres institutions financières provenant d’Australie, des Pays-Bas, du Royaume Uni ou encore d’Afrique du Sud ont rejoint ce projet.. Carbon Disclosure Project (CDP) Le projet CDP a été lancé le 4 décembre 2000 à Londres. La première partie du projet a consisté à adresserune lettre et un questionnaire aux plus grandes compagnies listées auprès de l’indice FT500. Cette lettre a été signée par 35 investisseurs institutionnels qui ont activement participé à ce que les informations demandées soient communiquées et publiées sur leur website. La demande d’informations quant aux rejets dans l’air de polluants a, quant à elle, été signée par 95 investisseurs institutionnels représentant ensemble un capital de plusieurs milliards de dollars. Ce projet est financièrement supporté par le fond Carbon Trust, une organisation gouvernementale indépendante aidant les entreprises du Royaume Uni à supprimer les émissions de carbone et à innover dans les technologies limitant cette émission.Le projet intitulé Principes de Londres sur le financement durable (PLFD, London Principles of Sustainable Finance) examine le rôle du secteur britannique des services financiers dans la promotion de l’investissement durable. Ce projet a été commandé par le Ministère de l’Environnement, de l’Alimentation et des Affaires Rurales (DEFRA) pour représenter l’une des initiatives sectorielles dont le Premier Ministre fera état lors du Sommet mondial sur le développement durable.La Ville de Londres (Corporation of London) a pris en charge le projet en finançant le Centre pour le développement durable du Forum for the Future. Le projet a un triple objectif : • Identifier des produits financiers, des procédures et des innovations qui prennent en considération les risques et les opportunités liés au développement ; • Tirer les leçons de ces expériences pour les innovations à venir, tant de la part du gouvernement que de celle des institutions financières ; • Mettre en place des mécanismes pour assurer l’amélioration continue, après Johannesbourg, du financement du développement durable par des institutions basées en Grande-Bretagne, illustre parfaitement comment la finance doit s'inscrite dans le contexte du développement durable. A la fois contraint et exploitant une opportunité, le secteur financier s’est engagé et s’engagera de plus en plus. Le secteur des services financiers joue un rôle différent des autres. Certes plusieurs initiatives coexistent mais nous pouvons constater tout de même une convergence dans les objectifs poursuivis par ces initiatives. Le principal impact des banques, des investisseurs et des assureurs sur le développement durable n’est pas leur propre impact sur l’environnement, mais celui qui résulte de leur rôle de pivot dans l’allocation du capital entre les différentes activités économiques, nationales et internationales. Le développement économique est conditionné à long terme par l’investissement en capital fixe, particulièrement en réseaux à longue durée de vie telles que les infrastructures de transport et de communications : de ce fait il est important que le capital soit alloué correctement. Le rôle d’intermédiaire joué par le secteur financier fait de celui-ci un acteur critique capable d’orienter le capital financier en direction d’activités économiques plus ou moins durables – en fonction de l’évolution des coûts, de la législation et des pressions de la sociétés civiles Un nombre impressionnant d’innovations ont eu lieu en faveur du développement durable ces dernières années dans le secteur financier, mais il y a encore un large champ ouvert à plus d’innovations. L’usage des mécanismes des marchés financiers dans la promotion du développement durable met en relief les réalisations de banques, d’investisseurs et d’assureurs, et l’adoption de ces innovations doit être encouragée par d’autres institutions financières à travers le monde.
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