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Le Cameroun a été déclaré « pays conforme » par le Conseil d’Administration de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives(ITIE) réuni le 17 octobre 2013 à Abidjan en Côte d’Ivoire. Suite à cette bonne nouvelle après les quatre rapports de conciliation ont été publiés au Cameroun de 2006-2008,2009, 2010 et 2011. Sous le très haut patronage du Président de la République. Le Cameroun a célébré le 23 mai 2014 son admission au statut conforme de l'eiti au Hilton Hôtel de Yaoundé dans une cérémonie en deux articulations à savoir la conférence débat et la rémise des médailles d'honneur et de travail de travail à quelques lauréats du comité technique EITI Cameroun qui ce sont distinguées pendant l'admission du cameroun au statut de pays conforme, c'était en présence à Yaoundé du Président du Conseil d’Administration de l’ITIE, Clara Short sur invitation du Ministre des finances.
Selon le Alamine Ousmane Mey le ministre des Finances, l'octroi du statut de pays conforme est la reconnaissance du respect par le cameroun des règles de I'ITIE. Ces règles constituent aujourd'hui une norme mondialement reconnue en matière de transparence et de gouvernance du secteur extractif . En effet les citoyens des pays riches en ressources naturelles tiennent leurs gouvernements responsables de la gestion des revenus issus des industries pétrolière, gazière et minière. Les sommes générées par l’extraction de ressources naturelles représentent une source importante de revenus pour les gouvernements de plus de cinquante pays en voie de développement. Lorsque ces revenus sont gérés correctement, ils peuvent servir de base à la réduction de la pauvreté et encourager la croissance et le développement économiques, plutôt que de nourrir la corruption, le conflit et la division sociale.
Cette admission du cameroun au statut de pays conforme intervient dans un contexte où ensemble, citoyen, socjété civile et gouvernement militent pour la publication obligatoire des paiements effectués par les compagnies ainsi que des dividendes issus des secteurs pétrolier, gazier et minier, encaissés par les gouvernements. Le Fond Monétaire International (FMI) en son temps qualifiait les pays de riches en hydrocarbures et /ou ressources minérales sur la base des critères suivants : (i) la proportion moyenne de revenus fiscaux issus des hydrocarbures et/ou des ressources minérales par rapport au total des revenus fiscaux est d’au moins 25 pourcent pour la période de 2000 à 2005 à nos jours, ou (ii) une proportion moyenne de la recette des exportations d’hydrocarbures et/ou de ressources minérales représente au moins 25 pourcent de la totalité de la recette des exports dès la période de 2000 à 2005 à nos jours. L'ITIE est un processus fondé sur un volontariat qui se veut gagnant-gagnant. l'avantage pour les pays hôtes serait que l'ITIE favorise une image plus saine pour attirer les investissements étrangers. Actuellement, les pressions internationales pur une bonne gouvernance et la transparence s'intensifient. La Société financière internationale (SFI) affirme ne plus investir dans un projet qu'après en avoir évalué les risques associés à la gouvernance et à la transparence, et elle exige en outre la divulgation des revenus par les pays d'accueil.
Pour mettre fin au secret dans le secteurs du pétrole, du gaz, et de l'industrie minière, pour plus de 90% des compagnies opérant au niveau international et la plupart des sociétés minières internationales. Ces sociétés seront tenues de divulger les paiements pour l'extraction du pétrole, du gaz et de minéraux sur la base pays par pays et par projet. Cela inclut non seulement les entreprises américaines, mais aussi de nombreuses entreprises étrangères, comme Shell et BP (British Petrolum) ainsi que les entreprises des marchés émergents comme la Chine, l'Inde, le Brésil et la Russie. C'est dans ce contexte de pression accrue pour la transparence, que les pays riches en ressources minérales, paradoxalement pauvres et grands demandeurs d'aide financière internationale, ont été amenés et même obligés de se mettre au pas.
L'ITIE est fortement encouragée par le FMI et la Banque Mondiale qui conditionnent leur aide économique aux pays nécessiteux, à une plus grande transparence dans leurs transactions. En fait les pays en développement qui adhèrent à l'ITIE et accèdent au statut de pays conforme à l'ITIE, peuvent obtenir un financement auquel il n'auraient pas accès autrement, puisqu'envoyant par ce faire aux institutions financières internationales et aux investisseurs un signal clair que leur gouvernement s'est engagé à renforcer la transparence et l'obligation de rendre des comptes naturelles et indiquant ainsi que leur pays est digne de confiance e qu'ils peuvent, y investir. Certains analystes font ainsi le lien entre cette ouverture à une indispensable bouffée d'oxygène financier et le risque d'étranglement financier à court terme que courait le Cameroun du fait de sa non atteinte à l'époque du point d'achèvement de l'initiative PPTE qui permettait un certain nombre de facilités dont avait et a encore besoin le pays.
NCHEKOUA TCHOUMBA Jean Robert