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Economie, finance, entreprises, industries

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Le Capital risque : Une technique doublement adaptée à l'Afrique

Le financement des entreprises conditionne le redéploiement économique amorcé en Afrique. En europe, le capitl-risque est devenu la coqueluche des institutions financières. en quoi et comme il peut stimuler l'activité des PME/PMI en Afrique. D'origine américaine le venture capital est une activité spécifique d'un organisme dont la vocation est l financement de la création d'entreprises. La notion a depuis quelque peu évolué. Aujourd'huui par capital-risque on entend non seulement le financement à la création de l'entreprise, mais aussi son développement et sa transmission. Il se différencie du financement bancaire sur deux plans. Premièrement, il n'est pas un simple apport d'argent comme peuvent l'être les prêts des établissements financiers ; il est surtout une assistance en gestion. Il s'agit d'une aventure commune, d'un risque partagé entre l'organisme de capital risque et l'entreprise qu'il accepte de financer et d'assister dans son lancement, son développement voire sa cession en cas de changement de propriétaire. Deuxièmement point spécifique : le capital-risque conduit à l'exament du projet sous son aspect humain, c'est à dire à l'évaluation de la qualité des individus, tout autant que celle du produit lui-même et de ses perspectives régionales, nationales et internationales. En Afrique, les organismes spécialisés dans le financement des entreprises ne manquent pas mais ce qu'on pourrait leur reprocher, c'est de ne pas suffisamment tenir compte de ce qui paraît essentiel à savoir la compétence managériale. le Capital risque me paraît vraiment être l'un des outils les plus adaptés aux besions des économies africaines. Presque partout sur le continent, l'échec des mégaprojets est patent quel que soit l'instrument de mesure retenu : création d'empois durables, industrialisation du pays, rentabilité financière. De nos jours, les discours officiels privilégient le développement économique par les Pme. Or l'échec actuel de la plupart des projets est dû essentiellement aux erreurs de gestion ; mauvaise conception patrimoniale et familiale de la société, absence de stratégie globale, diagnostic hâtif des besions, indicateurs de suivi inexistants. Plus qued'argent, c'est donc d'une assistance en gestion dont les Pme ont besion en Afrique. Le capital risque permet de réunir ces deux aspects en mettant à la disposition de l'entreprise les consultants, les experts-comptables, les juristes, les formateurs nécessaires à la réussite à long terme du projet. Il inscrit l'action dans la durée. Un second élément du développement africain fait du capital risue une technique particulièrement adaptée : les privatisations. On sait qu'elles ont constitué l'autre chapitre des politiques économiques en cours sur le continent. Or les privatisations sont tout sauf la vente pure et simple d'actifs pubics. C'est la session d'une partie du patrimoine moral, économique, social et politique. Dans un tel contexte, l'Etat ne devait pas ignorer ni l'origine des éventuels acquéreurs des entreprises qu'il cède, ni le sort de leurs salariés. A ceniveau, le capital risque peut aider à promouvoir un capitalisme national en imaginant un montage judicieux. Dans le cadre des privatisations, on peut imaginer ainsi le rachat total ou partiel de la société par ses salariés. Certes les entreprises africaines ne répondent pas toutes aux critères de réussite d'un Loveraged management buy out (LMDO); forte culture managériale, entreprise rentable, faibles besions en investissement, taux de distribution de dividendes élevé, position concurrentielle forte. Mais sa philosophie n'en reste pas moins une piste à explorer pour quelques entreprises africaines privatisables. Ainsi peut-on imaginer le schéma suivant : l'Etat par l'intermédiaire de la société de capital risque, avance aux employés de l'entreprise les fonds nécessaires à son rachat. Les salariés qui auront alors choisi cette option plutôt que d'être par exemple licenciés se verront prélever, chaque mois 5%, 10% à 20% de leur salaire. Comment faut-il procéder pour disposer d'une société de capital risque en Afrique ? On peut soit la créer de toute pièce, soit restructurer les organisations existante qui pourront ainsi voir leurs missions redéfinies. De tels organismes pourront se consacrer exclusivement aux financements de projets concercant des secteurs porteurs et leurs personnels pourront être formés aux techniques du capital risque.
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